La ''vraie saison''
de la LNAH ainsi que ses ''vrais visages''
Par Francis Cossette
14
avril 2005
La Ligue nord américaine de hockey
n'échappe pas à ce que l'on appelle communément ''la vraie saison''; les
séries éliminatoires. Pour la majorité des ligues de compétition, amateur,
majeures et professionnelles, les règles et l'éthique pendant cette ''vraie
saison'' changent, voir sont bouleversés. Cela a notamment été manifeste
pendant les séries dans le circuit Gaudette tant
sur l'application des règles que du côté de l'éthique du personnel de
chaque équipe. Dans le personnel d'équipe, j'inclus les médias locaux
partisans car l'objectivité n'existe que très peu et des jobs sur mandat
se font pour leurs équipes respectives.
Si on a pu constater un laxisme énorme quant à l'application de sanctions
en début de séries, le préfet de discipline semble reprendre la situation
bien en main dans ce que même un partisan local appelait à la blague un
rite satanique de la secte des X. Un nouveau préfet lancé dans l'arène en
cours de saison de transition semble avoir été en proie à de puissantes
machines d'information, de désinformation pour le déstabiliser et ainsi
faire la loi. Monsieur Lemieux, que j'ai parfois moi-même critiqué
rondement, semble heureusement devenir maître du combat. Il le devra, il
en va de la survie même de la ligue.
Il y a de quoi de rassurant quand on voit des mesures sérieuses, non
exemplaires, dans le cas de certains joueurs du Radio-X de Québec pour le
début d'émeute qui a marqué la fin du premier match de la ''guerre de la
Chaudière''. Malheureusement, de par leur comportement, les québécois
n'ont pas appris des incidents de Thetford Mines impliquant trois de leurs
joueurs dont deux essentiels. On se rappellera les incidents impliquant
Chad Richard, Sylvain Blouin et Donald Brashear.
Habituellement une stratégie de rumeur vise à déstabiliser le noyau d'une
équipe en visant l'enveloppe autour et il peut s'agir d'une stratégie
acceptable d'autant qu'il ne s'agisse pas de diffamation personnelle indue.
Pour de telles attaques pernicieuses, il existe des tribunaux. Une telle
stratégie ne devrait jamais viser à déstabiliser la ligue à laquelle on
appartient. Une rivalité ouverte et saine se doit d'exister qu'entre
équipes sinon elle exige des mesures encore plus exemplaires. Il s'agit
dans ce cas-ci de faire une démonstration de pouvoir.
Dans le passé, la ligue semi-pro n'a pas hésité à remettre le propriétaire
de Chiefs de Laval, Robert ''Bob'' Berger à sa place en l'excluant pour
cinq ans du bureau des gouverneurs pour des agissements qui n'avaient pas
leur place. Le maître des Chiefs a dû apprendre car il ne voulait rien
entendre. La ligue devra-t-elle agir aussi drastiquement envers certains X
qui veulent être les Chiefs de l'est? Leur sort est entre leurs mains.
Afin de tirer un parallèle avec le junior majeur, la sortie de la nouvelle
du divorce de Patrick Roy n'a rien d'étranger aux séries qui sont en cour
dans le circuit Courteau. Est-ce indu et pernicieux? Non, la nouvelle est
véridique et il ne s'agit pas d'une diffamation gratuite, il s'agit de
sortir une nouvelle normale au mauvais moment. Martin Brodeur, gardien des
Devils du New Jersey, a goûté de ce pain l'année dernière en pleine séries
éliminatoires alors qu'en fait, le potin croustillant n'était lui aussi
pas nouveau. Il y a de limites par contre qu'on ne devrait pas franchir et
dans aucun des cas les attaques visaient à déstabiliser plus que des
individus, des organisations rivales au pire, mais jamais à attaquer
l'autorité d'une ligue en période critique pour en tirer profit.
Il est communément admis des psychologues qui se penchent sur les
agressions dans la société que les agresseurs, pour tenter de se disculper,
jouent les victimes et se croient sincèrement. Le monde du hockey est un
monde où l'on croise des comportements agresseurs canalisés dans un sport.
Pourvu que le jeu demeure sur la glace et ne devienne pas de la violence
gratuite, il est sanctionné et une organisation qui se dit sérieuse se
doit d'accepter la sanction avec droit d'appel sans tapage médiatique. La
ligue se devra de sanctionner les médias partisans qui couvrent les
activités car ils ne deviennent qu'un outil de propagande pour mener une
guerre d'influence. Ils sont des outils puissants qui peuvent rendre le
jeu malsain.
Un comité d'appel devrait tenir compte de la victimisation des agresseurs
et du tapage médiatique organisés dans cette mise en scène afin de
clairement démontrer qu'ils désirent se mettre à l'abri de toute
éventuelle tentative subséquente d'intimidation psychologique. Il est
inacceptable dans notre société de tenter de déstabiliser la justice comme
l'a fait le monde criminalisé dans la guerre des motards, à une échelle
moindre cette fois-ci!
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