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Les médias et le lock-out de la LNH

La LNAH... puisqu'il le faut
Par
Paul Saccà
25 septembre 2004

Le lock-out qui sévit présentement dans la Ligue Nationale fait bien des mécontents. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, c’est à la LNAH que le conflit rapportera visiblement le plus.

On se doutait bien que le public se rabattrait sur les activités du circuit Gaudet pour assouvir sa passion. Toutefois, l’arrivée de quelques vedettes de la Ligue Nationale à l’intérieur des cadres de la LNAH aura eu pour effet de concentrer davantage l’attention et l’intérêt non seulement des amateurs mais aussi de l’éventail médiatique. La surprise, elle est peut-être là.

La force des choses a donc obligé ceux qui se sont permis, dans un passé encore récent, de lever le nez bien haut sur le hockey sénior majeur, même dans son nouveau statut de professionnel, à revenir sur leur position devant l’intérêt des joueurs de la LNH à évoluer pour les clubs de la LNAH.

L’arrivée de Donald Brashear avec le Radio X a ouvert la voie à une impressionnante série de signatures fort intéressantes qui ont littéralement séduit des amateurs déjà gagnés à la cause. Ne pouvant plus jouer à l’autruche, les grands médias ont donc sauté dans le bateau… parce qu’il le fallait bien.

Le réseau TQS avait déjà montré ses couleurs en annonçant la télédiffusion de plusieurs matches à son antenne. À Québec et en régions, les médias locaux étaient déjà fort présents. Avant l’annonce du conflit de la LNH, le Radio X, à lui-seul, était assuré de la couverture de deux quotidiens et pas moins de cinq stations radiophoniques.

Les médias montréalais ont longtemps fait la sourde oreille en ce qui a trait aux activités de la LNAH. On en parlait, et rarement encore, pour s’en moquer ou pour dénoncer certains débordements. Or, depuis quelques jours, le discours a changé : entrevues, portraits de joueurs, annonce et résultats des joutes bref, un revirement qui changera certainement la recette de la soupe qu’on sert habituellement aux amateurs de sport.

On s’amuse déjà de voir ces nouveaux experts de la LNAH nous gaver d’analyses savantes, eux qui n’ont possiblement jamais vu un seul match de ce circuit!

Dans toute cette conjecture, le président de la LNAH, Me Michel Gaudet, se réjouit de récolter les fruits de ce qu’il a semé. Le fait est incontournable : sa « ligue de fous » a maintenant une solide réputation qui est enviée des autres circuits américains de même calibre.

Si le président Gaudet sait pertinemment que cet engouement des médias majeurs n’est peut-être que temporaire, – le caviar sera toujours meilleur que la sardine-, il devra cependant faire en sorte ne pas rater l’occasion de mettre son produit en évidence dans ce qu’il a de meilleur, question de bien préparer son offensive pour étendre son circuit au niveau canadien, rêve qu’il caresse ouvertement depuis un certain temps.

Cette ouverture médiatique devient donc la tribune idéale pour lui permettre de vendre son projet et mettre en relief les visées et les orientations pour l’avenir de la ligue.

La hache de guerre

La LNAH n’a jamais fait dans le raffinement, et c’est probablement ce qui fait sa popularité. Or, on assiste présentement, à un phénomène intéressant en ce qui concerne la promotion même du produit. Depuis quelques temps, les dirigeants de certains clubs n’hésitent plus à utiliser la menace concrète à l’adversaire comme stratégie de vente. Dans le passé, on se gardait encore un peu de gêne en promettant, tout au plus, un match robuste. Aujourd’hui, on jure de régler des comptes, de ne pas se présenter pour les deux points et autres déclarations de guerre qui ont pour but, en toute définitive, d’enflammer les fanatiques qui ne se font pas prier pour faire écho au message qu’on leur lance.

Tout cela est de bonne guère et s’inscrit parfaitement dans l’image d’un circuit qui vend un hockey d’émotion, sans dentelle ni fla-fla.

L’exemple ultime vient toutefois du Métro Gagnon de Donnacona, de la Ligue Centrale de Hockey Sénior AA du Québec. Dans la publicité, au lieu de prédire ce qui se passera quand les joueurs sauteront sur la glace, on annonce ce qui se passera quand ils monteront « sur le ring ». Ici, la subtilité n’a plus sa place et on n’hésite aucunement à dénaturer le sport en lui-même pour dominer le marché.

Tout cela ne lève pas bien haut, penserons plusieurs, mais assez, diront les autres, pour devenir le premier refuge des joueurs des grandes ligues en cas de besoin et, à ce titre, la LNAH, la ligue la plus rude de l’histoire du hockey, peut être fière de ce qu’elle a construit.

Écoutez les commentaires de Paul Saccà tous les jeudis à l’émission Sports 101.3, à CHEQ-FM

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