Historique salarial de joueurs actifs et retirés de la LNH
(depuis  1989)
Entrez le nom de famille et cliquez sur  "Recherche" pour accéder à la base de données HockeyZonePlus

Stats de joueurs actuels et retirés
 (pro/mineur/amateur)
Entrez le nom de famille et cliquez sur "Recherche"pour accéder la base de données hockeydb.com

 

Suspension à Robert Berger des Chiefs de Laval
Par Maurice Potvin
22 octobre 2001

Robert Berger, un des propriétaires des Chiefs de Laval, n'est pas à une suspension près depuis l'existence de la ligue. Il semble cependant qu'il vient de dépasser les bornes puisqu'il vient d'être suspendu comme gouverneur de la ligue pour une année complète soit jusqu'au 16 octobre 2002 en plus d'une amende de $2000. Cette suspension est assortie d'autres conditions très sévères. Tout manquement à une des directives émises par la ligue pourrait résulter en une amende supplémentaire de $5000. par infraction. C'est la plus lourde suspension émise la ligue depuis sa fondation. Cette décision provient de ses pairs et il n'est pas important pour nous d'en savoir tous les détails puisque c'est du domaine de la régie interne de la ligue.

Je crois que cette suspension est le résultat d'un processus évolutif du personnage de hockey profondément installé dans la personne de Robert Berger. Ce dernier nous fait presque croire que la popularité du hockey senior vient uniquement de son organisation à donner des " spectacles " dont certains spectateurs raffolent. Remarquez bien qu'il ne faut pas être un génie en marketing pour réaliser qu'il a simplement créé un nouveau produit qui connaît une certaine popularité. Son organisation est la première à en profiter par les entrées de fonds provenant de la vente des billets et des commandites. Économiquement et financièrement parlant, c'est absolument correct.

J'ai l'impression que Robert Berger se pense plus important que la ligue qui est présentement formée de 15 partenaires aussi égaux les uns que les autres. Est-ce que c'est ceci qui a déclenché la foudre des autres partenaires envers lui? À vous d'en juger ou de vous former une opinion!

Ce qui arrive à Robert Berger ne me surprend pas du tout. C'est tout de même malheureux pour l'image totale de la LHSPQ. La ligue devrait faire parler d'elle autrement car la présente période n'en est pas une de réjouissance!

Le phénomène qu'est Robert Berger.

Plusieurs amateurs connaissent peu ce personnage que de nombreuses personnes appellent " monsieur hockey senior " au Québec. Je vois aller ce personnage depuis près de six ans maintenant et je veux partager avec vous certaines constatations.

Depuis trois ans, sur les forums réservés aux discussions sur le hockey senior, je suis l'un de ceux qui ont questionné à l'occasion certains aspects du comportement de Robert Berger. Je n'ai jamais attaqué l'être humain mais le personnage public et surtout la sorte de hockey qu'il veut que ses joueurs pratiquent.

Il qualifie cette sorte de hockey sous le fourre-tout de l'intimidation. C'est lui qui a déniché et a ouvert la porte à une grande quantité de joueurs qu'on qualifie de " goons " i.e. des taupins ou armoires à glace qui ne connaissent souvent que les rudiments de base du hockey ou du patinage. Plusieurs de ses trouvailles ont abouti chez d'autres équipes. Certains directeurs d'autres équipes devaient aussi prendre les mesures pour se protéger, peut-être pour légitime défense, ou simplement pour copier la façon de " faire le spectacle " comme le veut l'expression maintenant consacrée par certains amateurs friands des batailles orchestrées entre " goons " à certains moments d'une joute.

Ces batailles, que j'ai toujours qualifiées d'inutiles, ne sont planifiées que pour faire plaisir à une nouvelle catégorie de clients qui ont décidé d'assister aux parties du hockey senior pour ce genre de spectacle. Ces batailles n'ont rien à voir avec celles survenant au cours d'une partie alors que les esprits s'échauffent et que les belligérants décident de régler leur différend à coups de poing. Ces combats dans le feu de l'action existent en Amérique du Nord depuis des décennies et la disparition d'un tel phénomène n'est sans doute pas pour demain. Je peux facilement vivre avec cela.

Plusieurs équipes ont aussi travaillé dans la même direction devant la popularité grandissante de ce genre de spectacle. Ceci me fait dire que présentement la grande majorité de ceux qui assistent aux joutes de la LHSPQ dans la région immédiate de Montréal le font en premier pour les bagarres. Je dirais que le bassin des spectateurs intéressés est entre 5 à 8000 personnes au maximum. J'ai toujours dit que si c'est le prix qu'il faut payer pour avoir du hockey senior, je suis prêt à l'accepter mais qu'on ne vienne pas me dire que c'est très brillant et la meilleure façon de faire du hockey. Plusieurs media de communications écrites ou électroniques ne couvrent aucunement les activités de la LHSPQ pour la simple raison qu'ils trouvent que la LHSPQ offre un spectacle grossier et même dégradant. Voilà, en résumé, l'image créée par Robert Berger, le père du hockey semi-professionnel en ce début du troisième millénaire.

Ma réaction personnelle envers le produit offert par Robert Berger

Au début de la ligue, l'équipe de celui que j'appelais jadis sa "majesté chapeautée", car Robert Berger était alors toujours coiffé d'un énorme chapeau noir, jouait à Saint-Lin/Ville des Laurentides. Cette équipe ne faisait pas ses frais et, après deux ans, déménagea ses pénates à Sainte-Thérèse. Il ne resta qu'un an là pour aboutir au Colisée de Laval après le départ de la franchise de hockey junior majeur. Ce fut sa meilleure décision sur le plan financier car un certain public adopta rapidement son produit et l'équipe commença à rouler dans l'or. Il fallait cependant éponger les déficits accumulés des années antérieures.

Il y a 3 ans, à la suite d'une partie sans queue ni tête à Sainte-Thérèse, alors que les joueurs des Chiefs de Robert Berger avaient dépassé la borne du bon goût et du bon sens dans une partie contre Joliette, j'ai décidé de ne plus assister à toute partie au domicile des Chiefs que je suivais depuis l'époque des Gladiateurs de Saint-Lin. Je suis donc devenu un personnage "non grata" pour les partisans des Chiefs lorsque j'ai mentionné cette situation sur leur forum. Je vous dispense de toutes les épithètes utilisées par de charmants scribouilleurs pour me faire savoir leur désaccord.

En novembre 1999, Sébastien Burelle, un des préposés derrière le banc des Chiefs durant les parties, a communiqué privément avec moi pour essayer de mieux comprendre mon point de vue. Nous avons eu des échanges très intéressants en toute sérénité et sans aucune insulte de nos divers points sur la violence au hockey senior et sur les Chiefs en général. À peu près à la même époque, Bob Berger avait obtenu une bonne demi-page dans le Journal de Montréal pour vanter le jeu pratiqué par son équipe. Voici le texte que j'avais alors envoyé à Sébastien :

Ce qui est bon pour Bob Berger n'est pas nécessairement bon pour la ligue et ce qui est bon pour la ligue doit être bon pour Bob Berger.

Bob doit s'occuper de faire la publicité pour son équipe seulement. Il n'est aucunement de sa responsabilité de faire la publicité de la ligue car il n'est qu'un des 14 partenaires. Il est de la responsabilité de la ligue de mousser chacune des équipes. Bob ne le fera pas et je le comprends. Il doit travailler pour rentabiliser son entreprise, non nécessairement celle des autres. Lorsqu'il parle, il n'est pas du tout autorisé à parler au nom de la ligue même s'il est le président "officieux".

En d'autres mots, la ligue doit avoir un responsable du marketing pour vendre l'image de tous les clubs auprès des principaux médias de Québec et Montréal qui ont un tirage/auditoire en province. C'est une responsabilité de la direction de la ligue de dicter une ligne de conduite à une personne, qui n'a aucun intérêt personnel/financier à protéger, de faire la publicité de la ligue au nom de toutes les équipes.

Ce que j'ai essayé de faire ressortir dans ma réponse c'est que Bob Berger a créé une certaine forme de hockey devant être joué. Cette forme lui plaît et l'aide à s'enrichir à Laval. Je ne questionne pas ceci et tant mieux s'il s'enrichit. Ce genre de hockey ne me plaît pas du tout, mais il a un certain attrait car les Chiefs ont des bonnes foules. Il y a moins de " goons " cette année, c'est tant mieux.

La perception est souvent plus forte que la réalité. Berger a créé une image au cours des années précédentes et elle demeurera longtemps dans l'esprit des gens. Laval est seulement un club de bagarreurs, telle est la perception que beaucoup de gens se font des Chiefs. C'est ce que Berger a semé. Il devra maintenant convaincre les gens qu'il a une équipe de fort calibre et probablement capable de tout gagner. Changer l'image est de sa responsabilité et c'est un travail ardu car il ne doit pas non plus décevoir les spectateurs qu'il a attirés avec son escouade de bras musclés.

Ma question est de savoir si toutes les équipes sont d'accord avec cette philosophie.

N'oublie pas que Bob Berger connaît les rouages du hockey senior mieux que la très grande majorité des dirigeants des autres équipes et il peut leur en passer des vites aux réunions de la ligue. Tu dois savoir aussi qu'il n'a pas que des amis dans cette ligue.- Fin du texte.

Ce texte écrit, il y a deux ans, me semble réaliste encore aujourd'hui et c'est sans doute le message que ses pairs veulent passer à Robert Berger par cette lourde suspension.

Je ne vais pas et je n'ai toujours pas l'intention d'aller aux parties des Chiefs à Laval car c'est ma façon de protester. Remarquez bien que les Chiefs ne s'en plaignent pas du tout. En tant que consommateur, j'ai cependant le droit de dépenser mon argent où je le veux. C'est aussi pour cela que vous lisez moins de mes commentaires sur les Chiefs puisque je le vois moins souvent que les équipes de Verdun ou LaSalle.

Avec le temps, je pense que Robert Berger commence à accepter que, pour gagner un championnat, il a besoin d'excellents joueurs qui peuvent aussi jouer d'une façon robuste mais qui ne se complaisent pas seulement dans des bagarres. Depuis la saison dernière, les Chiefs ont recruté leur part de très bons joueurs et ont noyau d'éléments plus que valables. Ils sont sans aucun doute un sérieux aspirant aux grands honneurs de fin de saison. Du moins, je le souhaite aux nombreux partisans qui les encouragent en si grand nombre depuis leur arrivée à Laval. Un championnat se gagne avec une équipe bien équilibrée et non avec des "goons ".

Autres articles LNAH

Article de la saison 2005-06

 

Copyright © 1999-2007 - HockeyZonePlus.com - Tous droits réservés.
Toute reproduction, complète ou partièle, interdite sans le consentement écrit de HockeyZonePlus.com
Commentaires, questions et suggestions?  Contactez nous!