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Martin Laperrière garde les pieds sur terre
Par  Michel Tassé
4 novembre 2003

Lorsque la 35e saison de l’histoire de la LHJMQ s’est mise en branle, la plupart des observateurs prédisaient les pires misères au Drakkar de Baie-Comeau. «La reconstruction sera très pénible sur la Côte-Nord», entendait-on un peu partout.

La saison est encore jeune, mais force est d’admettre que le Drakkar étonne. En ce début du mois de novembre, alors qu’on se prépare sérieusement pour l’hiver, les Vikings jouent pour une moyenne de ,500. Même les plus farouches partisans de l’équipe sont surpris.

Derrière le banc, Martin Laperrière s’en tire bien, lui qui a la lourde tâche de chausser les souliers de Richard Martel, l’homme qui a donné une crédibilité à la concession.

«Le Drakkar est une organisation fière et il y a bien des gens, chez nous, qui ont été piqués par toutes ces prévisions épouvantables faites en début de saison, dit Laperrière. Nous connaissons un bon départ, c’est clair, mais nous gardons les pieds sur terre. Avec 14 recrues dans l’alignement, la priorité reste le développement.»

Oui, Laperrière garde les pieds sur terre. Une demi-heure de conversation avec lui nous le confirme. Que son équipe progresse, que le prochain match soit meilleur que le dernier, semble être son seul objectif.

«Les gars travaillent très fort. Rien n’est gagné d’avance et ils le savent très bien. Oubliez ça, il n’y en aura pas de facile, que je leur dit souvent…»

Pour expliquer l’intéressant début de saison du Drakkar, Laperrière n’hésite pas à vanter le travail effectué par ses vétérans. Il est toujours de bon aloi, pour un coach recrue, d’entretenir une bonne relation avec ses joueurs les plus âgés…

«Des gars comme Luis Tremblay, Martin Mandeville et Jean-François Jacques jouent du bon hockey, mais ils font aussi une bonne job dans le vestiaire. Ils permettent à la chambre de rester droite.»

Mais quelques-uns de ces vétérans risquent de prendre un autre chemin, dans peu de temps, lorsque les équipes qui s’accordent de bonnes chances d’aller jusqu’au bout vont s’affairer à déplumer les clubs en reconstruction.

«Disons qu’on se donne jusqu’aux Fêtes pour évaluer notre personnel…», se contente de répliquer Laperrière.

L’Océanic de Rimouski, grand rival du Drakkar, est l’une de ces équipes qui pourrait être tentée de faire des efforts dans le but d’améliorer ses chances en séries éliminatoires. Il serait toutefois surprenant que les Baie-Comois «collaborent» avec leurs amis de l’autre bord du fleuve.

«L’an dernier, les dirigeants de l’Océanic ont choisi de vider complètement leur équipe afin de mieux rebondir. La stratégie a fonctionné et, la saison prochaine, Rimouski sera excessivement difficile à battre.»

Pendant ce temps, Laperrière et le Drakkar bâtissent tranquillement. Les choses vont bien, mais le chemin qui les mènera à la terre promise risque d’être parsemé d’embûches.

«Quand j’ai accepté le poste d’entraîneur en chef du Drakkar, je savais ce qui m’attendait. J’ai énormément appris au contact de Richard Martel et j’étais prêt à relever le défi. J’ai confiance en moi et j’ai confiance en notre organisation.»

Enfin, Laperrière, 28 ans, peut compter sur les précieux conseils de son père, Jacques, qui continue à rouler sa bosse dans le monde du hockey professionnel. Il est actuellement adjoint à Pat Burns chez les Devils du New Jersey.

«Je parle régulièrement à mon père. Il a toujours un bon truc à me refiler. C’est un allié extraordinaire.»

HORS-JEU: Trop fort, Crosby

Sidney Crosby a à peine disputé 20 matches dans la LHJMQ qu’on a l’impression que tout a déjà été dit sur le numéro 87 de l’Océanic. Le phénomène de la Nouvelle-Écosse a d’abord éclipsé tous ses coéquipiers avant d’éclipser tous les joueurs du circuit, point.

Quand on le regarde jouer, on oublie qu’il a juste 16 ans tellement il domine sur la patinoire.

Les Québécois, les gens des Maritimes et les Canadiens connaissent bien Crosby, alors que les Américains commencent à s’y intéresser tranquillement. Mais l’an prochain, tandis que le petit Mozart frappera à la porte de la Ligue nationale, l’attention autour de lui sera doublée, sinon triplée.

On présume que les dirigeants de l’Océanic sont au courant…

Copyright © 2003 - Michel Tassé - Tous droits réservés.

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