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Salut Rocket, salut Castors!
Par  Michel Tassé
31 janvier 2003

À moins d’un miracle, le Rocket de Montréal va jouer à Charlottetown, Île du Prince Édouard, la saison prochaine. Puis, à moins d’un autre miracle, les Castors de Sherbrooke vont se retrouver à Lewiston, Maine.

Bon, d’accord, on ne vous apprend pas grand-chose de neuf aujourd’hui. Mais si vous êtes un partisan de la Ligue de hockey junior majeur du QUÉBEC, vous ne pouvez faire autrement que déplorer le départ éventuel de deux autres concessions de la Belle province.

Quelles franchises suivront Montréal et Sherbrooke et quitteront à leur tour le Québec? Drummondville? Ou encore Victoriaville? Ou bien Rouyn-Noranda? Les paris sont ouverts.

Une chose est certaine: le déménagement du Rocket ne fera pas que des malheureux. En fait, le jour où l’équipe va disputer son premier match à Charlottetown, Serge Savard Jr risque de vivre de grands moments. C’est pas compliqué, son club en est à sa quatrième saison et il rêve de le transférer depuis au moins trois ans!

À l’époque, tous ont salué (avec raison) le travail de Savard, qui a été le grand responsable du retour du hockey junior à Montréal. Tous les espoirs étaient permis, le 9 septembre 1999, lorsque près de 5000 spectateurs ont envahi l’Aréna Maurice-Richard pour assister au premier match de l’histoire du Rocket.

Mais Savard a commencé à parler de déménagement dès le début de la deuxième saison du Rocket, qui a d’ailleurs bien failli lever les voiles au terme de ladite campagne. Puis, Junior a tenté par tous les moyens de transférer la concession à la suite de la saison 2001-2002, encore sans succès.

En septembre dernier, question d’être bien certain que les amateurs de hockey de la région de Montréal ne veuillent plus rien savoir du Rocket, Savard a discuté avec les autorités municipales de Saint-Jérôme. Une rencontre qui a eu lieu moins d’une semaine avant le début de la nouvelle saison!

Comme dirait l’autre, faut le faire! Oubliez ça, vous ne trouverez pas mieux en fait «d’anti-marketing».

Oui, les foules sont plus que décevantes, cette saison, au Centre Bell. Mais peut-on sérieusement blâmer les amateurs de hockey junior de la région de Montréal d’avoir abandonné le Rocket? Ça fait trois ans qu’on leur répète qu’on est malheureux dans la métropole, qu’on rêve d’aller jouer ailleurs! Entre vous et moi, allez-vous continuer à encourager votre épicier s’il vous répète sans cesse qu’il serait bien mieux dans le quartier voisin, qu’il n’y a rien à faire dans le secteur?

Autre détail: probablement trop occupé à visiter toutes les villes susceptibles d’accueillir le Rocket, Savard Jr n’a jamais réussi à monter une équipe véritablement de qualité. Les Montréalais n’ont jamais encore joué pour une moyenne de ,500 et il est loin d’être assuré qu’ils réussiront «l’exploit» cette saison.

Évidemment, Savard Jr n’a pas tous les torts. On pourrait parler du service de marketing du Rocket qui, avouons-le, n’a jamais battu de record en matière d’imagination. Gary Connelly travaille fort depuis son entrée en poste, mais il semble avoir autant de moyens ($$$) que ses homologues de la Ligue junior AAA!

Morale de cette histoire, le retour du hockey junior à Montréal aura été un beau gâchis. Difficile à croire qu’il n’y a pas moyen d’attirer 3000 spectateurs payants par match au Centre Bell à partir du moment où les dirigeants de l’équipe font les choses convenablement. Vraiment difficile à croire.

À Sherbrooke, le propriétaire des Castors, l’Américain Mark Just, rêve autant que Savard de faire du hockey junior ailleurs. Les amateurs de hockey des Cantons-de-l’Est semblent avoir retrouvé le chemin du Palais des Sports, mais on dirait bien qu’il est trop tard, que les dés sont pipés.

À Sherbrooke, le fan club de Just ne compte que très peu de membres. Lui aussi menace les partisans des Castors de déménager la concession depuis trop longtemps.

Pourtant, Sherbrooke a tout, mais vraiment tout ce qu’il faut pour bien faire vivre une équipe de la LHJMQ. Une population importante, un bel aréna ainsi qu’un environnement médiatique parfait avec la présence d’un quotidien, des stations de radio et de télé. Pourtant…

Oui, la LHJMQ a déjà vécu sans la présence de Montréal et de Sherbrooke à l’intérieur de ses cadres. Mais n’empêche que la perte de ces deux marchés risque de faire mal au circuit, de faire mal au hockey junior QUÉBÉCOIS.

Est-ce que les puissants médias montréalais vont s’intéresser autant à la LHJMQ lorsque l’équipe la plus proche sera située à Drummondville et lorsque six des 16 formations du circuit auront pignon sur rue à l’extérieur du Québec? Ça reste à voir.

Gilles Courteau, lui, ne semble pas inquiet. Le commissaire de la LHJMQ a récemment visité Charlottetown de même que Lewiston et paraît-il qu’il a aimé ce qu’il a vu. Tant mieux!

Faudrait peut-être juste lui demander s’il a cherché à trouver des gens intéressés à garder le Rocket à Montréal et les Castors à Sherbrooke…

HORS-JEU : Saints Rimouskois!

Une simple question: y’a-t-il encore quelqu’un qui doute que Rimouski est la meilleure ville de hockey junior au Québec?

Malgré la présence d’une équipe qui ne gagne jamais et qui essuie des raclées plus souvent qu’autrement, les Rimouskois continuent à se rendre à coups de 4000 personnes au Colisée. Hallucinant, comme dirait les jeunes!

S’il y a un endroit où on n’est pas à la veille d’entendre parler de déménagement, c’est bien Rimouski.

 

Copyright © 2003 - Michel Tassé - Tous droits réservés.

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