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Les malheurs des Voltigeurs et du Rocket
Par Michel Tassé
1 octobre 2001

Quelques minutes avant le début du match opposant les Huskies de Rouyn-Noranda au Rocket de Montréal, samedi dernier, Michel Georges et Serge Savard Jr ont été surpris en grande conversation dans un couloir du Centre Molson.

Que pouvait bien avoir à se raconter le directeur-gérant des Voltigeurs de Drummondville et celui du Rocket? Peut-être échangaient-ils simplement sur les malheurs de leur équipe respective...

Car les Voltigeurs et le Rocket représentent des déceptions en ce début de saison. Après sept matches, Drummondville n'avait remporté qu'un seul match et Montréal, deux. Et dire que les deux équipes devaient trôner, selon les observateurs, au sommet du classement de l'Association Robert-Lebel...

À Drummondville, où les Voltigeurs ont maintes fois déçu leur public au fil des ans, les amateurs ne se laissent plus prendre par de belles promesses. Ils n'étaient que 1500, vendredi soir au Centre Marcel Dionne, pour la visite de l'Océanic de Rimouski. Et ils ont eu droit à un autre décevante performance de leurs favoris, qui se sont inclinés 4-2.

"On est habitués de voir les Voltigeurs se planter, disait ce vieux partisan. Ici, les gens sont comme Thomas: ils attendent avant de s'emballer. On nous a fait le coup tellement souvent..."

Plus loin, un dépisteur de la Ligue nationale se demandait si c'est le bonheur total dans le vestiaire des Voltigeurs. "L'équipe compte quelques nouveaux joueurs et, parmi ceux-ci, il y a des gars dont l'attitude ne faisait pas l'unanimité ailleurs..."

Pressé de questions par les journalistes, Michel Georges, lui, jure que le job de son entraîneur n'est pas en danger. "Daniel Bissonnette est mon homme", affirme-t-il.

Remarquez qu'il est encore tôt, très tôt, pour paniquer. Avec les Proulx, Bouchard, Faucher, Tougas, Racine et Cie, les Voltigeurs devraient être en mesure de s'en sortir. Tout de même, lorsqu'un dégé est obligé de donner un vote de confiance à son entraîneur aussi tôt qu'au mois de septembre, ce n'est pas particulièrement bon signe.

À Montréal, la problématique est fort simple: le Rocket doit gagner pour mettre du monde dans le Centre Molson. À défaut d'être extraordinaires, les foules ont jusqu'ici été "correctes", l'équipe ayant attiré plus ou moins 2000 personnes à chacun de ses trois premiers matches locaux. Autrement dit, il y a de l'espoir.

Devant cette urgence de gagner, certains ont prétendu que Serge Savard Jr pourrait rapidement perdre patience et que son entraîneur, Gaston Therrien, pourrait écoper.

Ça reste à voir. Savard n'a-t-il pas répété plusieurs fois que Therrien est, selon lui, le meilleur entraîneur de la LHJMQ?

Un point positif dans le camp du Rocket: la performance du duo Brett Lutes-Chris Montgomery. À eux seuls, ces deux bonhommes pourraient devenir une attraction à Montréal comme à travers la LHJMQ. Spectaculaires, imaginatifs, ils en donnent aux amateurs pour leur argent.

Les observateurs vont continuer à avoir à l'oeil le Rocket et les Voltigeurs. Montréal et Drummondville seront des points chauds tout au long de la saison.

Une question de perception

Plusieurs amateurs, que ce soit sur les forums de HockeyZonePlus.com ou sur d'autres tribunes, s'indignent du fait qu'il y a des milliers et des miliers de sièges vides à chacun des matches du Rocket au Centre Molson. "Le hockey junior à Montréal, ça ne marchera jamais", disent-ils.

Vous savez, toute est une question de perception. Deux milles personnes au Centre Molson, ça laisse 19 000 sièges vides, mais ça reste 2000 personnes quand même. Est-ce vraiment pire 2000 personnes à un match du Rocket que 1500 à un match présenté à Drummondville ou à Sherbrooke?

Montréal a beau être la plus grande ville au Québec, il n'y aura probablement jamais 15 000 personnes à un match de hockey junior. Ce qu'il faut regarder, lors d'un match du Rocket au Centre Molson, c'est le nombre de spectateurs présents et non le nombre de sièges vides.

L'analyse devient trop injuste si on fait l'exercice contraire.

Copyright © 2001 - Michel Tassé - Tous droits réservés.

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