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Bravo au Canadien!
Par Michel Tassé
27 avril 2001

Enfin!

Oui, enfin, les dirigeants du Rocket de Montréal ont confirmé ce qu'un peu tout le monde savait depuis un bout de temps: l'équipe ne déménagera ni à Fredericton, ni à Lewiston, mais bien au Centre Molson, là où elle a disputé 14 matches au cours de ses deux premières saisons.

Une bonne nouvelle pour les partisans du Rocket, pour les amateurs de hockey junior de la région de Montréal et pour la LHJMQ qui, question de visibilité, a besoin d'une concession dans le plus grand centre médiatique sis sur son territoire.

Autre bonne nouvelle: le Rocket misera sur l'appui de la grosse machine du Canadien dans ses efforts de mise en marché.

En fait, il s'agit peut-être de la meilleure nouvelle. Car les dirigeants du Rocket, il faut bien l'avouer, n'ont impressionné personne en matière de mise en marché jusqu'ici. Vraiment personne.

Il y a deux ans, quand le Rocket est né, Serge Savard fils avait déclaré que chacun des matches du Rocket serait un "happening", que l'organisation allait s'inspirer des Alouettes, qui ont réussi à créer une ambiance du tonnerre au vieux Stade Molson.

Il faut croire que les dirigeants du Rocket ne se sont pas assis plus que cinq minutes avec Larry Smith car, s'ils ont tenté de faire un happening des matches de leur équipe, ils ont royalement raté leur coup!

À vrai dire, le happening promis n'a jamais eu lieu puisque aucun effort n'a été fait en ce sens. Assister à un match de hockey à l'Aréna Maurice-Richard, à moins d'avoir droit à un excellent spectacle sur la patinoire (ce qui n'est pas arrivé souvent), était carrément quelque chose d'ennuyant, de plate. Envelopper son produit, mettre du glaçage sur le gâteau, les dirigeants du Rocket savent-ils ce que cela veut dire?

La LHJMQ a bien changé depuis quelques années. Aujourd'hui, certaines équipes ont des budgets d'opération approchant les 1 500 000 $ et consacrent quelques centaines de milliers de dollars à la mise en marché. Si le Rocket a accumulé un déficit de près de 800 000 $ en deux ans, ce n'est certainement pas à cause qu'il a exagéré côté marketing, soyez-en assurés!

Et bizarrement, les équipes qui investissent le plus dans la mise marché, qui savent comment envelopper leur produit, sont celles qui ont le plus de succès aux guichets. Parlez-en seulement aux Mooseheads d'Halifax et à l'Océanic de Rimouski.

Dans les années 70, 80 et même au début des années 90, ceux et celles qui se rendaient dans les arénas de la LHJMQ étaient satisfaits quand ils assistaient à un bon match. Aujourd'hui, le public, qui choisit avec soin où il va dépenser son argent, en veut plus: il veut être impressionné, il veut être diverti, et pas seulement par ce qu'il voit sur la patinoire.

Le monde change et le hockey junior doit changer lui aussi.

Lorsqu'ils ont annoncé que leur équipe déménageait en permanence au Centre Molson, les dirigeants du Rocket ont dit qu'ils avaient (finalement) ciblé leur public et que l'animation ne manquera pas, l'hiver prochain, lors des matches présentés à Montréal. Bravo!

Oui, bravo aux gens de mise en marché du Canadien, qui ont probablement expliqué à ceux du Rocket comment ça fonctionne, le sport-spectacle, en 2001.

Le Rocket aura une bonne équipe la saison prochaine. Si le produit est mis en valeur correctement, les amateurs vont suivre.

Copyright © 2001 - Michel Tassé - Tous droits réservés.

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