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Le hockey junior à l'époque de Michel Bergeron
par Michel Tassé
14 avril 2001

 

Il y a quelques semaines, Michel Bergeron a été intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ. Un honneur pleinement mérité pour celui qui a été une des figures les plus populaires de l'histoire du circuit.

Il y a une dizaine de jours, Bergeron lançait sa biographie, intitulée "À coeur ouvert". Dans cet ouvrage, écrit par le journaliste Mathias Brunet, le Tigre consacre une trentaine de pages à son séjour aussi fructueux que tumultueux à la barre des défunts Draveurs de Trois-Rivières.

Bergeron a dirigé les Draveurs de 1974 à 1980. Au cours de cette période, son équipe a participé à deux tournois de la Coupe Memorial après avoir remporté la Coupe du Président autant de fois. 

Bergeron décrit bien ce qu'était le hockey junior au cours des années 70. Les anecdotes qu'il raconte sont aussi nombreuses que savoureuses.

Au cours des années 70, la violence était omniprésente dans la LHJMQ. Et Bergeron n'avait rien contre ça! "Le pire, c'est qu'on moussait la violence. Les joueurs n'avaient pas de casque, de grille, de visière, et on prenait exemple sur les Flyers et les Bruins: on se battait pour un rien", explique-t-il sans retenue.

La violence remplissait les gradins des arénas. Quand le propriétaire des Draveurs lui disait qu'il restait quelques centaines de billets à vendre pour le match du lendemain, Bergeron ne se gênait pas, en entrevue, pour inviter les partisans à ne pas manquer les 10 premières minutes de la partie, parce que "ça va être extraordinaire".

Bergeron avoue d'ailleurs qu'il ne faisait pas référence à la qualité du jeu, mais bel et bien aux bagarres qu'il allait y avoir!

Une autre fois, peut-on lire, Bergeron a promis 100 $ au joueur qui allait lui ramener la dent pourrie du dur des Saguenéens de Chicoutimi, un dénommé Charest. Richard David (qui a ensuite joué dans l'organisation des Nordiques) a jeté les gants devant le bonhomme en question, sans toutefois être capable de ramener la fameuse dent. "Mais il lui a donné toute une volée par exemple...", mentionne-t-il.

C'est alors qu'il dirigeait les Draveurs que Bergeron a hérité du surnom de "Tigre", un surnom que, disons, il n'avait pas volé. En Mauricie, on parle encore du combat qui l'a opposé au regretté Ron Racette, qui pilotait les Cataractes de Shawinigan, après un match mettant aux prises les deux équipes!

Les sautes d'humeur du Tigre ont fait époque à Trois-Rivières. Un soir, après une défaite subie à Hull et alors que les joueurs des Draveurs s'apprêtaient à manger dans l'autobus, Bergeron a lancé par la fenêtre ce qu'il y avait au menu. Dans le banc de neige, le poulet!

À titre de directeur-gérant, Bergeron a effectué des tonnes de transactions. Des bonnes, mais aussi des moins bonnes. Celle où il a échangé Raymond Bourque aux Éperviers de Sorel peut être placée dans la deuxième catégorie...

En décembre 1974, quand il est débarqué à Trois-Rivières, Michel Bergeron était loin de se douter qu'il allait devenir un véritable héros dans cette ville. Dans son livre, il raconte en détails les difficultés qu'il a rencontrées à son arrivée dans la Cité de Laviolette. Remplaçant Claude Dolbec, une légende en Mauricie, il a été confronté à des joueurs qui ne voulaient pas jouer pour lui (ils ont même fait la grève!) et à toute une population qui ne voulait absolument rien savoir de lui. Quand on n'est incapable de se servir dans les restaurants et dans les stations d'essence, ça va vraiment mal...

Aujourd'hui, on peut dire sans avoir peur de se tromper que Trois-Rivières ne s'est jamais vraiment remise du départ de Bergeron. Les Trifluviens ont délaissé le Colisée et, en 1992, les Draveurs, jadis une des concessions les plus prestigieuses de la LHJMQ, déménageaient à Sherbrooke.

Les plus vieux amateurs de hockey junior vont se rappeler de bons souvenirs à la lecture de la trentaine de pages consacrées au séjour du Tigre à Trois-Rivières dans "À coeur ouvert". Les plus jeunes, eux, vont se rendre compte que la LHJMQ a bien changé depuis les années 70.

Pour le meilleur, diront certains, pour le pire, clameront d'autres...

Sérieux, les Cats

Les Cataractes de Shawinigan ont démontré qu'ils étaient sérieux lorsqu'ils ont liquidé les Huskies de Rouyn-Noranda en quatre matches en demi-finale de l'association Robert-Lebel. Ceux qui s'attendaient à une longue série, à un duel épique, ont été déçus.

De plus en plus, les Cataractes donnent l'impression d'être en mission. Ils sont forts, ils le savent et ils ne donnent aucune chance à personne. Denis Francoeur est en parfait contrôle de son équipe.

Qui pourra arrêter les Cats?  

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