Je suis très heureux de vous écrire puisque je suis présentement en vacance! En
septembre, entre les saisons de baseball et de hockey, je travaille à la maison et je
joue au golf.
La saison de baseball est donc terminée et chacun retourne à la maison. Ce fut
pénible cet été pour les mascottes. Je crois que depuis que je fais ce travail,
cest la saison de baseball la plus chaude que jai connue. Cétait
incroyable. Jour après jour, il faisait 90F et cétait humide. A lintérieur
du costume, il faisait entre 120 et 140F. Il suffisait de marcher pour être en sueur!
Pour revenir un peu au dernier article concernant mon arrivée aux Etats-Unis,
jaimerais vous remercier pour tout les courriels que jai reçu de personnes me
disant que javais du guts. Bien sur que jai eu du courage mais je
dois dire que parfois, je nétais pas certain que ça fonctionnerait!
Parlons maintenant des mes aventures aux USA lors de ma première saison de baseball
là-bas. Croyez-le ou non mais avec mon "super" anglais jai réussi à
vendre une mascotte à David Oster, le directeur général de lAvalanche de Salem.
Pauvre lui! Quand je suis revenu à ma chambre dhotel après ma présentation,
jétais persuadé quil était découragé de mon anglais. Jesperais
quil avait compris correctement que le prix de la mascotte était denviron
$4000... et non $400!
Ce ne fut pas si pire. Il a acheté le costume et, en plus, il ma engagé pour
faire la mascotte! Depuis trois étés maintenant je fais donc Mugsy avec lAvalanche
de Salem, près de Roanoke en Virginie, dans la Carolina League. Jai vécu de
drôles expériences avec cette équipe-là. Lors de la première saison avec eux,
cétait le luxe... Jai demeuré au stade de baseball tout lété. Eh
oui! Comme sacrifice cen fut tout un. Quatre mois à coucher sur un matelas sur le
plancher dans le stade. Cétait quand même pas trop mal. Javais la
télévision, un jacuzzi et une piscine! En ce qui concerne la télévision, je la
regardais régulièrement puisque jétais souvent seul. Mon émission préférée
était Family Matters avec Steve Urkel. Tout le monde à Roanoke riait de moi à cause de
ça! Cétais un programme vieux de 8 ans, je pense, mais cétait drôle.
Quand jinvitais des filles à venir chez mois le soir, je devais leur dire que
javais beaucoup despace chez mois parce que je demeurais... au stade de
baseball Salem! Sans entrer dans les détails, un jour une fille a accepté mon invitation
et on sest retrouvé allongés dans le champs droit... Maintenant vous pouvez vous
imaginer le reste!
Un autre moment cocasse est arrivé un soir oùjai rencontré une fille. Elle
savait ce que je faisais comme métier et elle pensait que je parlais suffisemment
langlais pour bien la comprendre. Je pouvais comprendre les gens sils
parlaient lentement mais pas plus. Pendant plus de 25 minutes, elle me parlait à propos
de ses problèmes avec son copain et je répondais "I see, true, I think so,
youre right". Le plus drôle est que je nai rien compris à ses
histoires. Elle na jamais su que je ne comprenais pas. Jétais vraiment mal à
laise mais a lintérieur de moi, javais le fou rire puisque je ne
comprenais vraiment rien...
Jai quand même eu beaucoup de plaisair lors de cette première saison.
Jétais facile à trouver: le stade, le restaurant/bar Hooters ou dans les bars Corn
Beef, Scoothes ou Macados. Oh, et aussi au McDonald!
Ce fut une belle expérience aussi parce que jai vécu des moments cocasses. Tout
le monde me connaissait comme "FRENCHIE". Jai eu du plaisir à découvrir
une nouvelle mentalité. Ici, à Roanoke-Salem, cest comme St-Sauveur au Québec. Le
paysage et les montagnes sont identiques. Par contre, ici, le soleil est toujours au
rendez-vous.
Ce que jaime aussi là-bas est comment on se fait beaucoup damis. Les
joueurs et les partisans sont toujours aimables avec moi. Cest plaisant de
travailler dans un milieu comme ça. Largent est important mais lamour de ce
quon fait est encore plus important à mes yeux.
Ma première saison à Salem ce fut cocasse par moments mais le plus important est que
jai réussi à passer à travers avec joie. Je néchangerais jamais ces belles
années là. Quand on se retrouve seul dans un pays étranger, quon ne parle pas
leur langue et quon ne connait personne, ce nest pas facile de survivre comme
je lai fait. Jai été chanceux de rencontrer de bonnes personnes et de me
faire des amis.
Vous vous demandez probablement comment jai pu voyager comme ça pendant 3 ans en
ayant du plaisir.
Le plus important dans tout ce que je fais est simple: il suffit davoir confiance
en soi-même et de ne reculer devant rien afin de passer à travers les embuches. Il faut
aussi convaincre les gens que tu sais ce que tu fais.
Le clé de la réussite est simple: Atteintre les objectifs quon désire par la
confiance et savoir contrôler les mauvais moments afin de passer à travers.
Dans le prochain article, je parlerai de hockey! Plus particulièrement de certains
faits cocasses avec Jumping Jack aux USA et un périple à St-Martin Island.
Si vous avez des suggestions ou que vous aimeriez me contacter, vous pouvez le faire
par courriel ou visiter mon site web
à www.promascot.com.
A la prochaine