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Chronique du 1 septembre 1999

Salut à tous!

Et bien septembre frappe à nos portes et je sens la fièvre du hockey de plus en plus proche. Pour certaines ligues il reste encore quelques semaines avant la mise au jeu officielle alors que les camps d’entrainement commencent prochainement dans la LNH.

Ceci dit, revenons au merveilleux monde de la mascotte! Comme je le disais dans l’article précédent, je vais vous parler de mon ascension définitive vers les Etats-Unis.

En 1996, après avoir complété mon année avec les Expos du Vermont, je me suis retrouvé à la maison sans emploi garanti avec une équipe pour la saison de hockey. J’étais un petit peu dépressif mais pas découragé. Un bon matin mon ami Jean-Claude Tremblay m’appelle et me dis qu’il allait en Nouvelle-Orleans en novembre et qu’il avait besoin d’un animateur là-bas pour 3 jours. Il voulait savoir si j’étais intéressé. Je saute donc sur l’occasion et accepte d’être là en novembre.

Durant le mois de septembre, qui est un mois mort pour moi puisque c’est entre deux saisons (baseball et hockey), je réfléchis beaucoup. Un bon matin, je me décide et me dis que si je veux vivre quelques expériences enrichissantes et captivantes, je dois quitter le Québec et aller aux USA démontrer ce que je peux faire comme mascotte.

J’en parle avec Jean-Claude et y pense beaucoup et je me décide à partir seul en voiture avec une mascotte et aller travailler aux Etats-Unis. Ce n’est pas quelque chose de facile, croyez-moi! Premièrement, Jean-Claude me donne une mascotte nommée Jumping Jack. Deuxièment Jean-Claude m’appui enormément dans ce projet-là.

Donc, je m’organise pour quitter le Québec un mois avant l’engagement en Nouvelle Orléans. Je me dis que si ça marche, je le rejoins là-bas et si ça ne fonctionne pas, je reviens avant et partirai avec lui pour le contrat de la Nouvelle Orléans.

Le 30 octobre 1996 est la date où je quitte le Québec pour le USA. Je pars avec une mascotte et 2 valises dans une Colt remplie à craquer. Ceux qui me connaissent savent que mon anglais n’était pas très développé à l’époque! La première étape est de franchir les douanes. Ca commence mal puisque je suis refusé parce que les douaniers jugent que j’ai trop de stock pour un mois. Petit problème-là! J’étais tellement décidé de partir et de ne pas revenir bredouille que j’appelle une amie à Montréal et lui demande de venir m’aider à passer aux douanes. Je lui donne une valise et la mascotte et je passe aux douanes avec seulement une valise. Donc 8 heures après mon premier essai, je réussi à passer les douanes. C’était incroyable comme sensation de franchir cette étape. J’étais tellement nerveux et excité. Mon amie Diane m’a donc permis de franchir les douanes et de partir vers l’inconnu.

J’avais seulement une partie de cedulée quand j’ai quitté. Je me suis donc arrêté à Binghampton pour faire un match pour les Red Wings d’Adirondack de la ligue américaine de hockey. Mon intention était de visiter plusieurs équipes du hockey mineur-professionel pour leur offrir mes services tout en descendant vers la Nouvelle-Orléans. Je suis donc arrêté à Albany, Utica, Syracuse, Rochester et Binghampton. Tout ce temps là, je leur donnais des informations à mon sujet et leur offrais mes services mais aucune équipe ne m’engageait. Je couchais dans mon auto tout le temps et si vous ne savez pas il fait froid en novembre dans le nord! En plus, n’étant pas chanceux, je frappe une tempête de neige dans l’état de New York.

Rendu un jeudi après-midi, je suis en Virginie. A Richmond, je visite la direction des Renegades, de la East Coast Hockey League. Ils semblent très interessés. Ils me disent qu’ils vont y penser et me donner une réponse le lendemain matin. Evidemment, je suis tout excité de voir qu’ils sont intéressés. Je décide donc de louer une chambre d’hotel pour premiere fois depuis le début du périple. Le lendemain matin à 09:45, j’appelle et le directeur général me dit qu’ils ne peuvent pas m’engager pour le match de ce soir-là mais que peut être plus tard dans la saison ils pourront le faire. Pendant un moment j’ai pensé revenir à la maison. C’était plus frustrant que décourageant.

Je prends mon courage à deux mains et me dis que je suis un fonceur et un bagarreur, j’ai un certain talent et expérience que personne d’autre a, je dois continuer! Donc, je regarde dans mon livre d’équipe mineures-professionelles et je remarque une note de mon ami Serge Beaudoin, ancien joueur dans NHL et dans l’AMH, disant: "Pierre si tu va à Roanoke en Virginie, appelle Pierre Paiement et dis-lui que tu me connais. Ca va peut-être t’aider". De ma chambre d’hotel, j’appelle l’Express de Roanoke, de la East Coast Hockey League, et parle a Pierre Paiement. Après 10 minutes de discussion, il n’était toujours pas certain. A ce point, je lui dis que je sais ce que je peux faire et que s’il n’est pas convaincu il n’a qu’à me donner une chance de faire la mascotte pour l’équipe en me donnant seulement $100 par partie et que si je ne suis pas bon, il n’a qu’à garder l’argent! Il accepte l’offre!

Après une période, Pierre viens me voir dans ma chambre et me dis que je travailles encore le lendemain. C’est incroyable comme j’étais content. J’avais réussis à conquérir les gens là-bas. Aussi, à ma grande surprise, je réalise que Jean-Francois Tremblay (qui était avec moi à Granby) joue à Roanoke. Donc depuis environ 5 ans nous nous cotoyons souvent. Parfois le monde est petit!

Après Roanoke, je suis parti vers le sud et je suis arrêté à Charleston en Caroline du Sud. Ensuite j’ai travaillé à Mobile au Missisippi, à Tallahassee et en Louisiane avant d’aller en Nouvelle-Orléans pour le contrat de 3 jours qui était prévu. Jean-Claude étais abasourdi de voir comment j’avais réussi à percer le marché par moi-même. Après la Nouvelle-Orléans , l’Express de Roanoke m’a engagé pour finir la saisons de hockey. Roanoke est devenu ma place préférée. Mon coeur sera toujours là. Les gens sont très chaleureux et adorent Jumping Jack.

A partir de ce vendredi soir là, je ne suis jamais revenu travailler au Québec. Je suis aux Etats-Unis depuis ce temp-là. Il a fallu que je laisse derrière moi la famille et les amis mais rien n’est comparable à ce que je vis ici depuis 4 ans. J’ai une niche en Virginie et une autre au Mississippi.

Depuis mon départ du Québec, j’ai fait plus de 1000 apparitions à travers les USA . Vous pouvez me voir partout! Mon anglais n’est pas parfait mais il est meilleur. Je peux maintenant commander autre choses que du McDonald et je ne suis plus obligé de coucher dans mon auto!

Parfois chacun a sa destinée dans la vie et je me considère très chanceux d’avoir eu cette destinée pour moi. Dans mon prochain article, je vous parle de ma deuxième saison de hockey aux Etats-Unis ainsi que de l’Avalanche de Salem au baseball.

Si vous avez des suggestions ou que vous aimeriez me contacter, vous pouvez le faire par courriel ou visiter mon site web à www.promascot.com.

Sincèrement,
Pierre Deschesnes
Jumping Jack

 

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