Nous sommes de retour pour parler, encore une fois, du merveilleux monde des mascottes.
Maintenant que vous me connaissez un peu plus, je vais vous entretenir aujourdhui de
mon cheminement en tant quanimateur de mascottes.
Sans Jean-Claude Tremblay à mes côtés, je ne serais pas ici à vous raconter mes
aventures en tant que mascotte. Il ma permis de découvrir le métier et me la
enseigné de A à Z. Jai commencé ma carrière avec Jean-Claude en faisant
différentes mascottes pour des compagnies des centres dachats, des tournois de
hockey et baseball, des visites dhôpitaux, des programmes de télévision et
certains événements majeurs au Québec.
Ceci ma permis de voyager à travers le Canada, de rencontrer plusieurs personnes
et de vivre des moments incroyables.
En parlant de moments intéressants: cest en faisant la mascotte avec Alexis le
Lion que jai rencontré ma femme. Elle travaillait à la Place Alexis-Nihon, à
Montréal, comme vendeuse et moi je faisais leur mascotte à presque toutes les semaines.
Puisque je ne peux pas parler ou me montrer en travaillant, jai réussi à la
conquérir juste en flirtant (ça à pris du temps!) et jai accepté son invitation
à aller manger ensemble. Ce fut le coup de foudre et nous nous sommes mariés un an et
demie après. Nous avons eu une fille, Gabrielle, qui a maintenant 6 ans. Parfois,
cest incroyable ce que la vie nous réserve. Parfois je me dis que ce métier-là
est fait sur mesure pour moi.
Ensuite après quelques années, jai eu la chance dêtre la mascotte
majeure du Québec soit YOUPPI pour les Expos de Montréal. Vous ne pouvez pas vous
imaginer comment ce fut important pour moi. Mon rêve devenu réalité lors de la partie
douverture. Je devais performer devant plus de 56,000 personnes. Cétait
incroyable comme atmosphère. Le moment le plus palpitant a été durant lhymne
national chanté par Julie Masse. Je me souviens que jétais derrière le deuxième
but regardant le tableau indicateur et je réalisais où jétais rendu dans ma
carrière. Pour quelques secondes, quelques larmes ont coulé sur ma joue. Personne ne
la su, mais jai pleuré un peu parce que je réalisais mon rêve ce jour-là.
Mais ce nétais pas fini. Après lhymne national javais comme scénario
de prendre la chanteuse dans mon véhicule tout terrain sauf que jétais tellement
fou de joie dêtre là que dans mon énervement je lai oublié et Julie à dû
marcher pour quitter le terrain. Ceux qui la connaisse savent comment elle est belle et
mes amis mont toujours taquiné en me disant quils ne lauraient jamais
oublié sur le terrain.
Avec YOUPPI jai vécu des moments vraiment incroyables au stade et à
lextérieur du stade. Jai cotoyé les joueurs, les journalistes, les partisans
et des invités de marque. Mais les visites dans les hôpitaux seront toujours gravées
dans ma mémoire (salut Chantel Brien!). L hôpital Ste-Justine est vraiment special
pour moi. Dans un autre article je vous raconterai lhistoire de Chantal ainsi que
dautres moments à Ste-Justine. Ma vie a vraiment été palpitante lors de ma
première saison avec les Expos en tant que Youppi. Jétais recrue avec les Expos au
même moment que Larry Walker, Marquis Grissom , Delino Deshields et Gardner.
De plus, ma chambre étant du côté de léquipe visiteuse, jai pu
rencontrer plusieurs joueurs des ligues majeures.
Les aimables: Barry Larkin, Bryn Smith, Terry Francona, Bill
Doran et les joueurs des Reds et des Cards.
Les détestables: Tim Wallach et Spike Owen pour les Expos en
plus de Barry Bonds, Georges Bell et Tom Lasorda.
Ce sont ceux dont je me souviens le plus, du moins. Pourquoi eux? Wallach et Owen
naimaient tout simplement pas Youppi. Barry Bonds était détestable quand il était
avec les Pirates et il pouvait menvoyer promener nimporte quand avec aucun
respect. En ce qui concerne Bell, après que jai joué avec sa casquette, il
ma frappé sur le nez. Finalement, le petit gros Tom Lasorda (on lappellait
comme ça) naimait pas quand on tapait sur labri puisque ça le dérangeait.
Un soir il a demandé à larbitre de mexpulser!
Mais plus souvent quautrement jai eu du plaisir à cotoyer les joueurs
visiteurs ou ceux des Expos. Aussi jai bien aimé cotoyer des gens tels que Rodger
Brulotte, Jacques Doucet et René Marchand durant la caravane des Expos.
Il y a eu différent moments cocasses avec Youppi dont je vous parlerai dans des
chroniques futures dont, par exemple, perdre un soulier, renverser de la nourriture, faire
pleurer une dame, jouer avec un vibrateur, casser une table, etc, etc.
En conclusion pour cette chronique, être Youppi fut un moment inoubliable et
valorisant pour moi. Cest le rêve pour un animateur de mascotte, au Québec,
detre Youppi. Jai vraiment aimé cette experience et jamais je
noublierai ces beaux moments-là.
Jaimerais remercier Jean-Claude et les Expos de Montréal pour leur soutien et la
confiance quils ont témoigné à mon endroit.
A la prochaine! Dans le prochain article, je vous parle du moment où je retombe sur
terre men vais dans les mineures. Si vous avez des questions ou commentaires, vous
pouvez me contacter par courriel ou
visiter mon site web à www.promascot.com.