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Curt Bennett
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Curt Bennett

Curt Bennett a joué 10 ans dans la LNH pour les Flames d'Atlanta, les Rangers de New York ainsi que les Blues de St-Louis avant de prendre sa retraite en 1980. Dans une interview avec François Coulombe, de HockeyZonePlus, il nous parle, entre autre, de sa carrière dans la LNH et de sa retraite.

HockeyZonePlus - Où vivez-vous maintenant et que faites-vous professionellement?
Curt Bennett - Je suis installé à Atlanta, en Georgie, où je suis propriétaire d’une firme dans le domaine de l’immobilier, Curt Bennett and Company. On se spécialise dans l’espace de bureau dans la région métropolitaine d’Atlanta et on représente des locataires à la recherche d’espaces industriels ou de bureaux.

Curt Bennett
FICHE
Saison  Équipe       Lig  PJ   B   A PTS PUN
1970-71 Kansas City  CHL  63  19  23  42  63

1970-71 St.Louis     LNH   4   2    0   2   0
1971-72 Denver       WHL  32  13   19  32  52
1971-72 St.Louis     LNH  31   3    5   8  30
1972-73 NYR          LNH   16   0   1   1  11
1972-73 Atlanta      LNH  52  18  17   35   9
1973-74 Atlanta      LNH  71  17  24   41  34
1974-75 Atlanta      LNH  80  31  33   64  40
1975-76 Atlanta      LNH  80  34  31   65  61
1976-77 Atlanta      LNH  76  22  25   47  36
1977-78 Atlanta      LNH  25   3    7  10  10
1977-78 St.Louis     LNH  50   7  17   24  54
1978-79 St.Louis     LNH  74  14  19  33  62

1979-80 Birmingham   CHL   7   3   0    3  14
1979-80 Atlanta      LNH  21   1    3   4  0
Date de naissance: 27 mars 1948
Lieu de naissance: Regina, Saskachewan

HockeyZonePlus - Avez-vous commencé à planifier votre retraite alors que vous étiez encore dans la LNH?
Curt Bennett - Ma femme et moi avions décidé de rester à Atlanta alors on a regardé pour des opportunités d’affaires ici. Elle était chanteuse professionelle et avait déjà des attaches solides dans la région et je travaillais déjà pour une station de radio locale (WAGA-TV) alors que je jouais encore. J’espérais pouvoir continuer de travailler pour l’équipe après ma retraite sauf que les Flames sont déménagés à Calgary. Donc, puisque nous avions déjà vécu 8 ans à Atlanta, nous avons décidé de rester et d’y faire notre vie.

HockeyZonePlus - Comment avez-vous composé avec la transition de joueur de la LNH à votre vie actuelle?
Curt Bennett - La transition est beaucoup plus difficile qu’on peut l’imaginer. Quel autre travail donne autant de temps libre avec, en même temps, autant d’argent? Normalement, quand on a un travail qui paye bien, on a peu de temps libre. Dans le cas contraire, si quelqu’un a un travail qui lui donne beaucoup de temps libre, il gagne normalement peu d’argent. Je savais que je ne voulais pas déménager alors j’ai commencé à travailler dans le domaine de l’immobilier. La plus grande peur d’un joueur de hockey est d’être échangé. On aime tous s’installer quelque part et s’y enraciner. Un joueur à la retraite doit s’habituer avec le fait que ce qu’il fait après sa retraite, c’est pour lui et sa famille. Quand tu joues, tu représentes la ville pour laquelle tu joues. Tout le monde s’intéresse à ce que tu fais parce que tes performances les affectent indirectement. Dans le monde des affaires, les seules personnes vraiment affectées par tes performances sont tes clients et toi-même. Dans mon cas, par exemple, si je négocie la location d’un espace commercial pour un client, ça ne fait pas les nouvelles à la télé ou dans les journaux à moins que ça soit vraiment une grosse transaction. Même si c’était une grosse transaction, ce n’est pas toute la ville qui partagerait l’exploit avec moi. Un joueur à la retraite doit donc s’habituer à être une personne ordinaire.

HockeyZonePlus - Vous vous êtes retiré de la LNH l’année où les Flames sont déménagés d’Atlanta vers Calgary. Est-ce une coincidence?
Curt Bennett - J’avais déjà planifié me retirer en 1980. Je faisais des reportages de sports pour une station de télé locale. J’espérais aussi pouvoir travailler dans l’organisation des Flames mais je ne savais pas que l’équipe allait déménager. J’avais encore du ‘jus’ alors j’ai choisi de partir à l’aventure et d’aller joueur 2 ans au Japon. J’ai gardé ma maison à Atlanta mais je suis parti pour Nikko, au Japon, pour joueur pour le club de hockey Furukawa Denko. Je me souviens de cette expérience plus que toute autre. J’ai eu l’opportunité d’écrire des articles pour le magazine "Goal" et de faire des reportages pour des stations de télé. J’ai goûté au hockey dans une culture extrêmement différente. Ma femme et moi avons adoré l’expérience.

HockeyZonePlus - Après votre aventure au Japon, êtes-vous resté impliqué dans le monde du hockey ou vous avez pris vos distances?
Curt Bennett - Pendant 5 ans, je n’ai pas rejoué. Quand mon fils a commencé à jouer au hockey, je me suis impliqué comme instructeur pour son équipe. Eventuellement, j’ai recommencé à jouer dans des ligues de garage. Ayant toujours cru qu’Atlanta n’aurait jamais dû perdre son équipe de la LNH, j’ai été à la tête d’un groupe qui a tenté de remmener une franchise ici. J’ai essayé de convaincre des gens dans le milieu des affaires de s’impliquer. Lorsque mon ancien instructeur, Scotty Bowman, a été congédié par les Sabres de Buffalo en 1986, je l’ai fait venir à Atlanta pour qu’il rencontre un groupe d’hommes d’affaires. Il les a tellement impressioné qu’ils se sont impliqués et ont tentés d’avoir une équipe d’expansion. Scotty leur avait dit qu’une nouvelle franchise coûterait autour de $30M. Tampa Bay et Ottawa ont finalement payés $50M. On est quand même passé proche.

HockeyZonePlus - Que considérez-vous être le fait saillant de votre carrière dans la LNH?
Curt Bennett - La saison 1973-74 à Atlanta a été très excitante parce que nous étions jeune et sans expérience et malgré le fait que c’était seulement la deuxième année de la franchise, on a fait les séries. Toute la ville était fière du fait que nous étions compétitif et quand on a réussi à nous classer pour les séries, les gens étaient fou de joie! Le hockey était nouveau dans le sud mais l’histoire d’amour commençait.

HockeyZonePlus - Quel a été le moment le plus difficile de votre carrière dans la LNH?
Curt Bennett - Le moment le plus difficile dans la carrière de la plupart des joueurs de hockey est quand il se fait échanger. Normalement, tu le vois venir mais ça reste quand même un gros ajustement à faire. J’ai été chanceux parce qu’à chaque fois où j’ai été échangé, c’était pour des villes où j’avais déjà joué. St-Louis m’a échangé à Atlanta où j’ai évolué pendant 6 ans. Ensuite, Atlanta m’a échangé à St-Louis pour 2 ans et finalement je suis retourné à Atlanta pour leur dernière saison en 1979-80. J’avais encore ma maison à Atlanta quand on m’a retourné là-bas en 1979.

HockeyZonePlus - Comment avez-vous trouvé Bernard Geoffrion en tant qu’instructeur?
Curt Bennett - Le Boomer a été comme un père pour moi. Il était un instructeur de la vieille école qui croyait que la clé pour gagner, c’était les émotions. Pour lui, la technique c’était pas tellement important comparativement aux trippes. Il pouvait me faire venir dans son bureau pour me sermonner mais après m’avoir démoli, il trouvait le moyen de me donner une dose de dynamisme et un désir de vaincre si important à ma motivation. Il était une personnalité avec beaucoup de charisme à Atlanta. Les médias adoraient son accent français et sa philosophie simple. Il nous disait: "Vous gagnez parce que vous voulez gagner. Les statistiques, ça ne veut rien dire."

HockeyZonePlus - Avez-vous gardé des liens avec d’anciens coéquipiers?
Curt Bennett - Nous sommes 7 anciens joueurs qui vivent encore à Atlanta. On est tous parti chacun de notre côté mais on se rencontre de temps en temps. Dans les années 80, j’ai essayé d’organiser une équipe d’anciens Flames mais ça n’a duré que quelques parties. Je suis le président du club des anciens Flames alors je garde les anciens au courant des différentes activitées. Maintenant que la LNH est de retour en ville, j’espère réussir à impliquer plus directement les anciens avec différentes activitées.

HockeyZonePlus - On entend souvent parler des fameux "Broad Street Bullies" des années 70 alors que les Flyers de Philadelphie ont gagnés 2 Coupes Stanley. Etait-ce vraiment si intimidant, pour un joueur adverse, de se présenter au Spectrum de Philadelphie?
Curt Bennett - Philadelphie et Boston avaient des arénas où la plupart des équipes n’aimaient pas aller. Les Flyers et les Bruins avaient des équipes robustes mais ils étaient aussi bons. On parlait de la "grippe de Philadelphie" où de la "grippe de Boston". Il y a des joueurs qui devenaient mystérieusement malade quand on avait à jouer dans ces arénas.

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HockeyZonePlus - Vous avez joué pendant les années 70 alors qu’il y avait très peu d’européens dans la LNH. De façon générale, comment était perçu leur présence par les joueurs nord-américains?
Curt Bennett - Quand j’ai joué, la LNH était composée à 99% de canadiens. J’ai joué avec Inge Hammarstrom de la Suède. Il était le gars le plus fort de l’équipe (St-Louis) mais le style européen n’était pas aussi agressif que le style canadien. J’étais un américain (né au Canada mais grandi aux Etats-Unis) mais je jetais les gants pour me battre. Se battre, c’était le rituel pour devenir "canadien". Pour les européens, se battre était un concept étranger. C’était comme si Bjorn Borg était pour aller frapper John McEnroe pendant un match de tennis. Ca ne faisait pas parti de leur concept du jeu. Il ne faut pas oublier que dans le temps, les européens arrivaient dans la ligue au compte goutte. Tout le monde essayait Hammarstrom et disaient qu’il n’était pas assez robuste.

Eventuellement, on est allé jouer contre l’équipe nationale de Suède et on s’est fait démolir. Après les fameuses Coupes Canada, on a commencé à avoir du respect pour le talent européen.

HockeyZonePlus - Pouvez-vous nous parler d’une anecdote spéficique qui s’est produite pendant votre carrière?
Curt Bennett - Non, c’est trop gênant. J’ai écrit un article dans le magazine "Goal" au sujet des bouffoneries hors-glace des joueurs. Les gars aiment se jouer des tours dans les aéroports ou les hotels sur la route. C’est comme une grosse famille. Il y a beaucoup de pression pour performer alors, comme soupape pour évacuer la pression, les joueurs se jouent des tours en volant les souliers des autres où en coupant les cravates de ceux qui dorment, entre autres. Si on demande à un ancien joueur ce qui lui manque le plus au sujet de sa carrière, il dira que c’est la vie de groupe hors glace. Peu de joueurs vont s’asseoir ensemble et jaser des parties qu’ils ont joués mais ils vont passer des heures à parler des coups qu’ils ont fait.

HockeyZonePlus - En tant que vous êtes concerné, qui est le meilleur joueur que vous avez affronté?
Curt Bennett - Bobby Orr est probablement le joueur le plus excitant que j’ai affronté. Guy Lafleur a été le plus talentueux et celui qui travaillait le plus fort à toutes les parties. Ayant été un joueur d’avant défensif, j’ai dû couvrir des joueurs comme Bryan Trottier, Mike Bossy, Bobby Clarke, Phil Esposito, et, à ma dernière saison, Wayne Gretzky. J’ai juste joué deux parties contre Wayne (il avait 19 ans), mais j’ai suivi sa carrière à la télé et je dois dire qu’il a été le meilleur.

HockeyZonePlus - Ayant vécu à Atlanta pendant de nombreuses années, que pensez-vous de la ville en tant que ville de hockey? Croyez-vous que les Thrashers vont réussir à aller chercher un support immédiat de la part des partisans?
Curt Bennett - Je pense que Time Warner va dépenser l’argent qu’il faut pour avoir une bonne équipe. Atlanta a toujours été une bonne ville de hockey. J’ai joué ici 8 ans dans les années 70 et on avait une moyenne d’assistance de presque 13,000 par partie. Les Hawks, de la NBA, avaient des assistances de 7,500 par parties pendant la même période de temps. Le hockey a toujours attiré plus de monde que l’équipe de basketball de la NBA. En fait, les Thrashers font mieux que les Hawks d’Atlanta présentement. Il vont avoir une lune de miel de 3 ans mais après, ils devront être compétitif et je pense que Time Warner va dépenser ce qu’il faut.

HockeyZonePlus - Vous avez joué pour différents instructeurs et, aussi, joué avec des joueurs qui sont présentement des instructeurs dans la LNH. Selon vous, qu’est-ce que ça prend pour être un bon entraineur?
Curt Bennett - Scotty Bowman, Al Arbour, Fred Creighton, et Boom Boom Geoffrion ont été mes instructeurs principaux. On a toujours dit que si c’était possible de "cloner" une partie de Fred avec une partie du Boomer, on aurait l’instructeur parfait. Fred était le tacticien alors que Boom Boom était le motivateur. Scotty a prouvé qu’il est le meilleur instructeur de l’histoire. Il est aussi mystérieux que Fred "The Fog" Shero.

HockeyZonePlus - Que pensez-vous de l’attitude des joueurs d’aujourd’hui comparativement à ce qu’elle était dans les années 70?
Curt Bennett - J’ai aidé l’instructeur des Knight d’Atlanta, de la ligue internationale, en 1991 alors j’ai eu l’opportunité de travailler avec le "nouveau type" de joueur. Une fois que la saison est commencée, c’est la même chose que dans le temps. Le jeu rend les gars humble, peu importe s’ils font beaucoup d’argent ou non. Le hockey, ça reste un jeu de joueurs versus joueurs, peu importe s’ils sont plus gros, plus vite, mieux payés.

HockeyZonePlus - Beaucoup de joueurs de hockey sont superstitieux. Aviez-vous une superstition où une routine spécifique à suivre avant les parties?
Curt Bennett - Les gardiens de but sont normalement plus superstitieux que les joueurs. Beaucoup d’athlètes vont porter certains vêtements ou suivre une certaine routine afin d’avoir de bonnes "vibrations". Si tu as bu du thé avant une partie et que tu as joué un bon match, tu va probablement essayer de re-créer la même chose. Quand tu joues mal, tu essayes de changer la routine. Tu essayes toujours de faire quelque chose qui va t’emmener dans la bonne direction parce que, comme la plupart des athlètes réalisent éventuellement, il n’y a pas de recette pour bien joueur. C’est un mystère et tu essaye de le résoudre.

 

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